La fin de la boule au ventre

Le lien entre ambiance et qualité de vie au travail – L’ambiance positive de travail. (3/6)


Si ce n’est pas encore fait, je vous conseille de lire les billets de blog qui précédent cet article.


Rappel : L’ambiance de travail positive désigne un état psychologique contagieux éprouvé par les membres d’un groupe de travail dans lequel chacun ressent ce qu’il faut de confiance en les autres, et une vigilance partagée. Cela s’accompagne d’un sentiment de réalisation, dans une juste distance à l’entreprise. 


La boule au ventre est le symptôme classique de la crainte de se rendre au travail : on peut sans doute commencer à parler de qualité de vie au travail quand on se sent aussi bien dehors que dedans l’entreprise.

Dans certains cas, on ne se sent pas bien dans sa vie personnelle. La qualité de vie et une bonne ambiance de travail vont permettre alors que le vécu de travail soit peu contaminé et se maintienne malgré les difficultés personnelles. Le travail n’est donc pas une thérapie (comme on l’entend dire très souvent) mais, au moins, n’en rajoute-t-il pas au malaise éventuel. Si la boule au ventre est le symptôme de la porosité entre la vie de travail et la vie personnelle, la qualité de vie au travail serait certaine si la boule au ventre ré apparaît en rentrant chez soi ! (On ne souhaite évidemment cette vérification à personne).

Une ambiance de travail positive est la condition première de toute la qualité de vie au travail

Quelques raisons l’expliquent :

  • La première raison s’exprime ainsi : « Quand l’ambiance de travail est bonne, il n’y a pas besoin de se plaindre pour exister ». Dans les cas d’ambiance dégradée, toute plainte « accuse et gâche le plaisir du travail » Au contraire, une bonne ambiance de travail transforme les plaintes apparentes en élément constructifs, car ce qui est dit est systématiquement référé à un projet commun à tous. La culpabilité générée par les plaintes disparait.
  • Une seconde raison dit : « Quand l’ambiance est bonne on peut toujours compter sur quelqu’un en cas d’imprévu, pour équilibrer la dimension personnelle – professionnelle (sur les aspects non encore prévus par l’entreprise). Cela donne une souplesse immédiate à l’emploi du temps « à charge de revanche » Car la qualité de vie au travail comprend également la possibilité de faire face à des urgences ou à des obligations personnelles, imprévues et anxiogènes.
  • Une troisième raison apparaît. Si l’ambiance de travail est positive on peut dire spontanément une difficulté personnelle, ou une incompétence quelconque, que cette dernière gêne ou pas le travail. Sans craindre pour sa sécurité professionnelle, sans crainte d’être jugé en pouvant compter sur un partage, un échange ou un avis bienveillant. Il ne s’agit pas tant de faire l’économie d’un psy ou d’un formateur que de pouvoir assumer ses imperfections momentanées sans risque. 
  • Une raison supplémentaire affirmerait qu’une bonne ambiance rend fier, renforce l’estime de soi. Faire partie d’un groupe « positif » permet de faire « le plein de positivité » et de se soutenir soi-même avec d’autres, de se sentir accepté et donc acceptable. Un groupe professionnel positif et bienveillant développe ses propres valeurs et rend plus fort qui se les approprie, c’est un des points qui fait également la contagiosité de l’ambiance.

Une ambiance positive constitue donc la base nécessaire pour qu’une vraie politique de qualité de vie au travail s’installe et s’organise de façon cohérente.  Le principal avantage de cette approche « fondamentale » est de limiter le syndrome « du babyfoot dans le hall, » parfois censé à lui seul améliorer l’ambiance, ou devenir la seule action liée à cette intention. Ce n‘en serait, éventuellement, que le résultat.

Les fondations d’une vraie qualité de vie un travail commencent par une certaine norme relationnelle dont les 4 bases viennent d’être citées… Et permettront une juste distance, aux autres et à l’entreprise.

La série sur l’Ambiance positive de travail


Comment rendre positive « L’ambiance psychologique et relationnelle au travail » dans votre entreprise ou votre organisation ? La solution sur www.demarche-ixa.com

Dirigeant, DRH, formateur : Découvrir une démarche innovante et un outil simple pour améliorer la qualité de vie au travail et l’engagement des collaborateurs


Retrouvez moi sur Twitter !

cropped-cropped-logo_rolandguinchard_200x400mm-copie-e1387202729610.png

L’ambiance positive de travail – Introduction

Sa mesure et son impact sur la performance & la sécurité des hommes dans les entreprises et les organisations de travail – L’ambiance positive de travail. (1/6)


« Plaidoyer pour L’AMBIANCE de TRAVAIl, un Indicateur global de la dimension humaine de l’entreprise »


Définition « L’ambiance de travail positive désigne l’état psychologique éprouvé et partagé par la plupart des membres d’un groupe au travail quand chacun ressent juste ce qu’il faut de confiance en les autres, perçoit un minimum de vigilance partagée, et éprouve la possibilité de maintenir simplement un effort et de progresser. Cela s’accompagne d’un sentiment de réalisation, de la possibilité d’avoir des échanges, dans une juste distance, aux autres, à la hiérarchie et à l’entreprise ».


J’insiste :  ce n’est pas un monde idéal ou celui des bisounours. On est loin du « bonheur au travail » mais seulement dans le psychologiquement indispensable qu’on doit pouvoir trouver en situation professionnelle…

Notons-le au passage, le mot : « ambiance psychologique de travail » est un terme technique au même titre que ce qui désigne « ambiance thermique », « ambiance chimique » ou « ambiance électrique » au sein du document unique de prévention des risques professionnels. 

workcare

Une ambiance est bonne quand …il y a peu de choses à en dire.

Une bonne ambiance devrait toujours être un état simple et normal du lien de chacun avec le travail. Elle s’appuie précisément sur 21 critères dont la position relative, systémique, aboutira selon les cas de figure possibles à une configuration d’ambiance qui définira les risques encourus …. 

Une bonne ambiance c’est quand » ça roule ».

L’erreur serait de ne chercher dans ce domaine, que des superlatifs affectifs comme « super ambiance » « ambiance géniale » « ambiance festive » connotés de bons sentiments ou d’affects surexcités. Une bonne ambiance de travail est plus simple et plus calme, plus durable que ce qui est sous tendu dans ces expressions. On pourrait presque dire qu’une ambiance est bonne, dès lors qu’il y a peu de choses à en dire, car alors, l’engagement de chacun est facilement renouvelé, créant le mouvement qui fait dire à tous que « ça roule », tout simplement.   

Une ambiance de travail est contagieuse.

L’ambiance de travail apparaît comme un phénomène collectif, dont les répercussions sociales et économiques réclament une appréciation continue, la plus objective possible, essentiellement pour ne pas laisser dans l’ombre les soucis dits psycho sociaux du type « anxiété excessive, tristesse, dépression, conflits ».

Une bonne ambiance globale est un indicateur central de la performance sociale.

Quelle Importance accorder à ce concept ? L’ambiance de travail, devient un indicateur central dans l’entreprise, pour désigner d’un seul mot toutes les caractéristiques psychologiques du lien au travail, pour contrôler les variations de ce lien, comprendre les « bugs » humains individuels et collectifs, réaliser les potentiels.         

Une bonne ambiance diminue les excès d’anxiété (normaux ou exceptionnels) dans l’existence au travail.

Quand elle est positive, l’ambiance de travail, permet de diminuer l’anxiété et l’incertitude. Elle impacte aussi bien la performance technique et économique que l’engagement des personnes, la préservation de l’identité professionnelle, les questions de risques psychosociaux, la capacité à gérer les conflits… 

Le niveau d’ambiance est mesurable, de façon fiable.

Un indicateur aussi important aurait dû apparaître au centre du terrain depuis très longtemps, malheureusement les rares personnes qui auraient pu présumer son existence, pensaient qu’il faisait partie des indicateurs « mous » issus d’une pure subjectivité entachés de présupposés moraux, confessionnels ou politiques. C’est parfaitement faux car les faits psychologiques sont pourvus comme les autres d’une tangibilité susceptible d’évaluation précise (à condition de partir du bon endroit pour le faire). 


La série sur l’Ambiance positive de travail


Comment rendre positive « L’ambiance psychologique et relationnelle au travail » dans votre entreprise ou votre organisation ? La solution sur www.demarche-ixa.com

Dirigeant, DRH, formateur : Découvrir une démarche innovante et un outil simple pour améliorer la qualité de vie au travail et l’engagement des collaborateurs


Retrouvez moi sur Twitter !

cropped-cropped-logo_rolandguinchard_200x400mm-copie-e1387202729610.png

Avant qu’on ne l’exige de vous – Comment répondre aux obligations légales en matière de RPS ?

Vous le savez peut-être, mon activité principale, est d’aider les entreprises face à leurs obligations légales en matière de risques psychosociaux au sein du cabinet iXa Concept, notamment en leur proposant une démarche simplifiée de mesure, de prévention et d’amélioration continue appelée démarche iXa (Indice X Ambiance).

Comment répondre au obligations légales en matière de RPS ?

Un motif classique de prises de contact avec nos clients est souvent le fait que la CARSAT ou la DIRECCTE viennent de leur adresser un « courrier de rappel » de leurs obligations légales en matière de risques psycho sociaux (RPS), qui amène ces entreprises à nous demander conseil ou accompagnement.

En effet ces institutions (Carsat et Direccte) jouent en quelque sorte un rôle « d’assureur » et d’observateur des risques professionnels, avec pour objectif de vérifier ou d’améliorer les conditions de travail dans les entreprises, d’une part, et de réduire la place des maladies professionnelles physiques ou psychiques, d’autre part.

Ce dernier point « psychique » est devenu fondamental. Si les exigences de ces organismes sont devenues pressantes, plus sévères dans un domaine aussi particulier que celui de l’impact psychologique c’est que depuis 3 siècles la prise de conscience des effets du travail dans le domaine psychique n’avait jamais été ni claire, ni même présente dans l’esprit des décideurs ou des acteurs.

Pour une raison simple d’ailleurs : Il n’y en avait pas besoin car, deux paradigmes erronés suffisaient à tous pour conclure sur l’alpha et l’oméga du « boulot » :  

1) « Il faut bien travailler pour vivre »

2) « Le travail est contraignant et fatiguant ! ».

Une fois posées ainsi les causes et les conséquences, il semblait possible de se débarrasser de cette encombrante question pour passer à quelque chose de plus sérieux.

Sauf que… le symptôme, personnel ou social, surgit, et comme toujours de façon inattendue avec, parmi les conséquences… le rappel Carsat ! Ce n’est pas la seule. La très douloureuse affaire (pour tous) de France Télécom devenu Orange, dont j’ai pu être un témoin privilégié, a créé une brèche dans la culture du travail pour initier une prise de conscience du caractère particulier du lien sujet / travail et de ce qu’il faut en faire.

Mon constat est qu’il ne s’agit à la racine, ni de mauvaise volonté, ni de volonté de nuire mais d’un secret inconsciemment et tacitement maintenu du côté de l’état, comme du côté des dirigeants et des salariés de l’entreprise sur la nature dite « désirante » du lien au travail.

Conscient de la difficulté d’une telle déclaration nous avons créé la démarche « iXa », un accès direct à cet ordre « psy » du travail, et à ses conséquences positives concrètes.

Pour ceux que ça intéresse*, l’objectif de cette démarche est bien sûr de prévenir les risques psychiques liés au travail (de manière collective mais aussi individuelle), pour répondre aux obligations légales rappelées par les organismes en question.

Il s’agit aussi dans le même temps de proposer aux entreprises des résultats concrets immédiats en dégageant simplement des plans d’action par services ou lieux de travail. La phase de mesure se présente « numériquement » et s’adresse à l’ensemble des collaborateurs. Cette démarche est rapide, bienveillante et non intrusive, tout en respectant la confidentialité les réponses des participants. Avant que la CARSAT ne vous le demande, nous avons voulu rendre possible très simplement la redécouverte immédiate et l’utilisation positive de la fabuleuse et protectrice énergie contenue dans le lien au travail.

*Site web : www.ixaconcept.com / Infos & devis gratuit via contact@ixaconcept.com

Nos articles en rapport avec ce thème >

RPS : Ce que dit la loi, et comment les éviter ?

Pourquoi faut-il aujourd’hui prendre soin des RPS ?


cropped-cropped-logo_rolandguinchard_200x400mm-copie-e1387202729610.png

Retrouvez moi sur Twitter !

L’effet « montée de l’eau »..

..ou l’excès d’anxiété diffuse au travail

« Le niveau des océans va monter. Cela ne me touchera pas tout de suite, bien sûr. Cependant : Certaines îles sont submergées, mais lointaines … si lointaines. Puis hier, j’ai appris qu’un certain désert, le plus sec des déserts connus, était en fait le fond d’une zone profonde de 120 m d’eau, il y a quelques 10000 ans. Je me suis dit alors que, pour ce qui concerne ma vie d’ici, mon canot de plaisance n’y suffirait pas et que la maison verrait vraiment un peu trop la mer depuis le fond pour y vivre vraiment confortablement. Rapidement, pour ne pas me laisser eh bien, comment dire…euh « submerger » (pour le coup) par une inquiétude, confinant à l’angoisse, je me suis « replongé » au cœur de ma vie quotidienne totalement dépourvue quant à elle, jusqu’à présent du moins, de raz de marée, de submersion (mis à part les formalités et les factures), ou d’apnée… Après tout je n’y peux pas grand-chose. On verra bien… ce n’est pas encore pour maintenant, mes arrières-arrières petits enfants seront probablement devenus amphibies d’ici que cela ne pose de vrais problèmes de saturation. Mais quand même, c’est inquiétant quand on y pense non ? Je ne sais pas pour vous mais, pour moi, cette anxiété diffuse a des conséquences sur mon comportement global. Oh, pas grand-chose, hein ? C’est plutôt de l’ordre du froncement de sourcil, et en me promenant je ne regarde plus la marée haute de la même façon, ni les paysages du rivage ou de l’estran, avec le même sentiment d’éternité, source de sérénité. Je dois l’avouer, à cause de la montée des eaux (et de la pollution bien sûr) j’aime moins les balades en bord de mer. C’est idiot oui, mais c’est ainsi. L’anxiété existentielle ordinaire vient de se trouver pourvue brutalement d’un ajout de taille : l’engloutissement, répondant ainsi dans la réalité potentiellement proche à ces fameuses angoisses primaires, fondamentales, archaïques que décrivaient mes professeurs de psychologie génétique en parlant de tendres nourrissons en pleine déréliction ou de psychose schizophrénique en décompensation sévère. Ce pire de l’engloutissement, un fois anticipé, gâche un tout petit peu le plaisir de l’existence. »

Ce surcroît d’anxiété apporté par la nature, existe également dans le travail, réputé être lui aussi un monde en transformation perpétuelle. On n’avait certes jamais vécu dans l’histoire un changement aussi vaste, aussi technologiquement puissant, aussi menaçant pour la stabilité des représentations psychiques que celui qui est apparu depuis un demi-siècle.

Un « promeneur des rivages du travail » me dit un jour :

« Je suis là, dans cette entreprise, depuis 45 ans. J’ai appris que les 80 collègues qui travaillaient ici seront remplacés par des machines beaucoup plus rapide situées en Turquie, manipulable par seulement 10 personnes.  Alors parfois, je me demande si j’ai vraiment existé dans cette entreprise »

C’est une donnée qu’il faudra bien prendre en compte: On ne travaillera plus comme avant, le salariat disparaitra, un lumpenprolétariat de presse-boutons enrichira sans en profiter lui-même, une classe dominante pourvue des clés du savoir. Les médecins, avocats et professeurs seront eux-mêmes aussi fantomatiques que les commerçants d’Amazon (si j’ai la carte de paiement adapté pour en bénéficier), l’économie et le travail retrouvent une dépendance accrue à des monstres industriels et commerciaux servis par les Big Datas et la publicité.

Plus aucune représentation classique, plus aucune institution ordinaire ne peut aujourd’hui réellement réguler la vitesse de modification mentale pour adapter son comportement à la vitesse nécessaire. Comme souvent dans ce cas on voit apparaître ce qui semble « n’importe quoi ». En réalité ce qu’on appelle ainsi ne sont que des « réactions anxieuses » : rupture soudaine avec l’emploi, délibérée ou pas, références absentes et disparition brutale du sens, valeurs en berne, ennui et désengagement, suicides encore plus incompréhensibles, effets générationnels de rupture de contact … On dirait qu’« ils » ne veulent plus, ne savent plus, n’aiment plus travailler et, pire,  que les raisons de le faire ne sont plus accessibles, ni partagées.

Cette modification est actuelle, encore plus que la montée des eaux qui me servait de métaphore, même si « on a encore le temps de voir ça » et que « ce n’est pas pour les minutes qui viennent ». Pourtant, l’anxiété rampante créée est probablement énorme, une bonne part en transpire jusque dans mon bureau, mon atelier …

On ignore en réalité les tenants et les aboutissants de ces tremblements tectoniques du monde de l’économie et du travail de la même façon qu’on ignore aussi l’impact qu’ils peuvent avoir sur les personnes (même en sachant l’importance du travail dans l’économe psychique des individus).

Au travail un surcroît inattendu d’anxiété est survenu ces dernières années. Qui diffuse lentement mais surement au travers des quatre nouveautés contemporaines majeures :

  • la numérisation,
  • la mondialisation,
  • l’ubérisation,
  • la robotisation.

L’irruption de ces nouveautés crée des troubles nouveaux qui vont de l’irritation à l’hyper susceptibilité en passant par la perception exacerbée de dangers. Ceci vient s’ajouter à l’ambiance ordinaire de travail déjà pourvue naturellement d’une certaine anxiété « normale » car, comme on dit « le travail est un lieu où des gens qui ne se sont pas vraiment choisis font des choses qu’ils n’ont pas réellement décidées ». Ce qui est délétère alors n’est pas l’anxiété mais son augmentation.

Des questions profondes et globales, tectoniques et lointaines modifient à notre insu nos attitudes, nos comportements, nos perceptions concernant la place à donner au travail dans l’existence. Un des nouveaux devoirs du management est d’annuler les effets délétères de cette anxiété « professionnelle majorée » qui agit comme un bruit de fond lancinant. On ne l’entend plus mais il crispe incontestablement chaque instant de la vie de travail.

Pour savoir comment limiter l’effet négatif induit sur les personnes. Il y a deux solutions à mettre en œuvre. D’abord : un suivi continu de l’ambiance puis la recherche d’un management « impeccable ».


Dirigeant, DRH, formateur : Une démarche innovante et un outil simple pour améliorer la qualité de vie au travail et l’engagement des collaborateurs.

> iXa Concept – Solution de mesure de l’ambiance de travail

Roland Guinchard

RetrouRetrouvez moi sur Twitter !

Comprendre ce qui nous lie au travail… en dessin !

360 Possibles, ce sont deux jours de découvertes, d’échanges et de pratiques pour mieux comprendre et s’approprier les outils du travail collaboratif et des nouvelles formes de management qui ont eu lieu les 28 & 29 novembre 2018 à Rennes et auxquels j’ai eu la chance de participer.

Je vous partage ici ce qu’il reste de ces deux jours. Merci à Barbara Govin pour les dessins, et merci aux organisateurs de 360 Possibles !

Retrouvez la démarche iXa, une démarche innovante et un outil simple pour améliorer la qualité de vie au travail et l’engagement des collaborateurs >

> iXa Concept – Solution de mesure de l’ambiance de travail

Interview pour Moodstep : « Rester engagé au travail sans risques »

Moodstep : http://www.moodstep.com/. Merci à Joanna Quelen !


Le site du cabinet Montgolfière Management, (Mesure de l’ambiance de travail et prévention des RPS)cropped-cropped-logo_rolandguinchard_200x400mm-copie-e1387202729610.png

Retrouvez moi sur Twitter et Facebook !

Des bonnes nouvelles pour les RH ! Le blog de Roland Guinchard

La première bonne nouvelle

En matière de prévention des risques psycho sociaux, l’obligation de résultats a été levée.

Elle était manifestement contre productive. La cour de cassation n’a gardé que l’obligation de moyens. Comment avoir envie d’améliorer réellement l’ambiance de travail et la sécurité psychique des salariés si les difficultés cachées d’une seule personne peuvent ouvrir au risque d’une condamnation pour l’entreprise. De fait cette obligation de résultats n’avait pratiquement jamais été retenue, n’étant là que pour pouvoir intervenir face aux pratiques délibérées de « management harceleur ».

Cependant la disparition de cette clause excessive s’accompagne d’une attention augmentée pour les 3 obligations : Évaluation régulière, négociation annuelle, réalisation effective des programmes plans d’action.

L’obligation de sécurité psychique demeure De ce point de vue trop de dirigeants de TPE PME prennent des risques judiciaires civils et pénaux inutiles, en toute ignorance car l’impression ressentie reste que le sujet reste flou, mal défini, excessif, voire juste «  à la mode ».

L’attitude de l’employeur face à la question reste cruciale et pour lui une prise de conscience est fondamentale pour sortir de la culpabilisation :

les RPS sont surtout le résultat d’une modification des représentations collectives du lien au travail pour cause de mondialisation, numérisation, uberisation et robotisation,  et non d’un mauvais fonctionnement de l’entreprise.

 

La seconde bonne nouvelle :

L’ambiance de travail est devenue stratégique ; la surveiller en permanence, agir en compensation des risques est un excellent moyen de profiter de tous les leviers contemporains de la productivité et de la professionnalisation du management de proximité.

Ainsi l’obligation de sécurité / risques humains (évaluation, négociation, réalisation) s’intègre parfaitement aux pratiques managériales visant notamment  :

  • L’amélioration du lien au travail pour  favoriser l’engagement raisonné à l’entreprise,
  • la préservation de l’identité professionnelle pour limiter tous les risques humains  susciter les changements,
  • l’habituation à la culture de la vigilance pour développer la coopération, la collaboration,
  • la pratique « non anxiogène »  du management pour  intégrer les  X,Y,Z , manager par projets,
  • l’observation permanente des appuis et des carences pour piloter l’ambiance de travail.

 

Retenez ces concepts : ils deviendront bientôt nécessaires et familiers à tous les dirigeants et DRH. Ils feront d’ailleurs l’objet d’une série d’articles sur ce blog.

Pour aller plus loin, je vous invite à découvrir un système d’observation continue du lien à l’entreprise nommé iXa©  sur le site web de Montgolfière Management


Le site du cabinet Montgolfière Managementcropped-cropped-logo_rolandguinchard_200x400mm-copie-e1387202729610.png

Retrouvez nous sur Twitter : @MGFmanagement

2016 !

Voeux 2016 (2)

Je vous souhaite une excellente année 2016.

Que cette année soit, pour tous, emplie de Désir de travail, donc de succès, de réalisations, d’inventions, d’ouvertures et d’innovations.

C’est  l’occasion pour moi de vous remercier d’être nombreux à me lire, je suis surpris mais flatté de voir que ce nombre augmente chaque année !

Les occupations de terrain de ces derniers mois ne m’ont pas permis  de publier aussi souvent que je le souhaitais, mais tout ce qui doit se dire sur le sujet se dira aussi en 2016, en particulier grâce à l’écriture du troisième livre, sur  » l’identité professionnelle  » dont vous aurez, comme fidèles lecteurs de ce blog, des extraits en «temps réel».

Amitiés à tous.

Roland GUINCHARD
roland.guinchard@wanadoo.fr
06 07 60 38 27
Le calendrier de l’avent MM

Notre indice iXa® mesure l’anxiété au travail

Interview du 05 / 10 / 2015 pour le site m.expoprotection.com.
Logo Montgolfière Management
Les comportements violents au travail sont-ils récents ? 
Cette question n’est pas nouvelle et remonte au moins à la création des lieux de production et du contrat de travail qui est en soit un lien de subordination. La violence au travail se manifeste de différentes manières. Elle peut être relationnelle, c’est le cas lorsqu’elle s’exerce entre collègues, ou quand elle provient d’un supérieur qui exerce un abus de pouvoir envers un de ses collaborateurs. Cela peut aller jusqu’au harcèlement moral. La violence peut être aussi inter-relationnelle lorsqu’elle s’exerce contre un salarié qui sert de bouc émissaire, ou entre deux services. La violence peut être aussi organisationnelle et collective, c’est le cas notamment lorsqu’une entreprise se sépare d’une partie de ses effectifs pour la seule demande des actionnaires de voir augmenter leurs dividendes.
Qu’en est-il du Burn-out ? 
Le Burn-out – ou dépression par épuisement – n’est pas nouveau non plus. Les premiers symptômes se manifestent par une agitation professionnelle sans qu’il y ait de résultats significatifs. Ce phénomène touche des personnes qui s’engagent au péril de leur santé et de manière excessive dans l’entreprise sur laquelle ils transfèrent leur « idéal du moi ». Au risque d’être déçues. La déception peut même être inconsciente. L’épuisement massif  est le résultat de ce processus de déception. Il survient en général assez brutalement, en moins d’une nuit ou à la fin d’une journée.
Vous avez consacré un de vos ouvrages aux personnalités difficiles ou dangereuses… Comment les reconnaît-on ?
Les personnalités difficiles sont celles dont le comportement manifeste une « angoisse existentielle » importante. Elles éprouvent, plus que les autres, leur anxiété dans le travail, ont un comportement excessif pour contrôler, se faire remarquer ou fuir en permanence dès lors qu’elles rencontrent une difficulté. Quand aux personnes dangereuses, elles n’ont pas le même sens de la réalité et n’accordent pas réellement aux autres le statut d’interlocuteur valable. C’est le cas des paranoïaques et des pervers. Ces derniers sont toujours séduisants, ils profitent à fond du système et n’ont aucune vergogne à ne rien faire. Pour les éviter, l’entreprise doit avoir une organisation claire et transparente et des valeurs fortes connues de tout le monde qui ne laissent pas trop de place à l’incertitude.
Que peut faire l’entreprise pour lutter contre la violence au travail ? 
L’entreprise est face à une réelle révolution culturelle : passer de la culture de la  »discrétion » à celle de la  »vigilance ». Dans un contexte où la société n’apporte plus de repères symboliques, elle doit absolument vérifier et piloter  l’ambiance de travail et s’assurer de la qualité du lien entre les individus et leur engagement professionnel.
Quels outils utilisez vous ?
Nous avons  conçu un indicateur, appelé indicateur ixa pour mesurer au plus près l’indice d’anxiété, d’inquiétude et d’angoisse au sein de l’entreprise. Il s’agit d’un système prédictif de l’apparition des risques psychosociaux. Nous avons déterminé un niveau cible, le niveau 4, sur une échelle simplifiée de 1 à 10. Si l’indice est inférieur à 4, cela signifie que l’entreprise entre dans une ambiance dépressive, avec des risques d’apparitions de Burn-out et d’absentéisme. Assez souvent, les administrations et les entreprises du secteur tertiaire qui connaissent une grande sécurité de travail, se situent en dessous du niveau 4. Au-dessus de 4, par exemple dans l’industrie (où la précarité de l’emploi est plus élevée, NDLR), le risque porte davantage sur la lutte collective. Mais tout est relatif. L’indice Ixa® étant dynamique, il peut descendre brutalement vers la zone d’éléments dépressifs avant d’effectuer un rebond vers la révolte. Pour éviter cette situation, nous aidons les entreprises à faire un travail de prévention, d’alerte et de pilotage dans ces parties « psychologiques » du management. Objectif: se maintenir au niveau d’équilibre le plus sûr.
Propos recueillis par Eliane Kan