Des bonnes nouvelles pour les RH ! Le blog de Roland Guinchard

La première bonne nouvelle

En matière de prévention des risques psycho sociaux, l’obligation de résultats a été levée.

Elle était manifestement contre productive. La cour de cassation n’a gardé que l’obligation de moyens. Comment avoir envie d’améliorer réellement l’ambiance de travail et la sécurité psychique des salariés si les difficultés cachées d’une seule personne peuvent ouvrir au risque d’une condamnation pour l’entreprise. De fait cette obligation de résultats n’avait pratiquement jamais été retenue, n’étant là que pour pouvoir intervenir face aux pratiques délibérées de « management harceleur ».

Cependant la disparition de cette clause excessive s’accompagne d’une attention augmentée pour les 3 obligations : Évaluation régulière, négociation annuelle, réalisation effective des programmes plans d’action.

L’obligation de sécurité psychique demeure De ce point de vue trop de dirigeants de TPE PME prennent des risques judiciaires civils et pénaux inutiles, en toute ignorance car l’impression ressentie reste que le sujet reste flou, mal défini, excessif, voire juste «  à la mode ».

L’attitude de l’employeur face à la question reste cruciale et pour lui une prise de conscience est fondamentale pour sortir de la culpabilisation :

les RPS sont surtout le résultat d’une modification des représentations collectives du lien au travail pour cause de mondialisation, numérisation, uberisation et robotisation,  et non d’un mauvais fonctionnement de l’entreprise.

 

La seconde bonne nouvelle :

L’ambiance de travail est devenue stratégique ; la surveiller en permanence, agir en compensation des risques est un excellent moyen de profiter de tous les leviers contemporains de la productivité et de la professionnalisation du management de proximité.

Ainsi l’obligation de sécurité / risques humains (évaluation, négociation, réalisation) s’intègre parfaitement aux pratiques managériales visant notamment  :

  • L’amélioration du lien au travail pour  favoriser l’engagement raisonné à l’entreprise,
  • la préservation de l’identité professionnelle pour limiter tous les risques humains  susciter les changements,
  • l’habituation à la culture de la vigilance pour développer la coopération, la collaboration,
  • la pratique « non anxiogène »  du management pour  intégrer les  X,Y,Z , manager par projets,
  • l’observation permanente des appuis et des carences pour piloter l’ambiance de travail.

 

Retenez ces concepts : ils deviendront bientôt nécessaires et familiers à tous les dirigeants et DRH. Ils feront d’ailleurs l’objet d’une série d’articles sur ce blog.

Pour aller plus loin, je vous invite à découvrir un système d’observation continue du lien à l’entreprise nommé iXa©  sur le site web de Montgolfière Management


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Qualité de vie au travail : La question centrale c’est l’anxiété.

Comme dans le film Inception, le travail possède son lot d'incertitude

Comme le film Inception, le travail apporte son lot d’incertitudes

Définition : « Les conditions dans lesquelles les salariés exercent leur travail et leur capacité à s’exprimer et à agir sur le contenu de celui-ci déterminent la perception de la qualité de vie au travail qui en résulte » (ANI, juin 2013).


Il est vraiment dommage qu’on puisse parler de qualité de vie au travail comme si cette dimension était en soi une évidence disponible à tout un chacun. La qualité certes « c’est bien » mais sait-on bien ce que cela recouvre ? Les fondamentaux de la qualité de vie au travail ont besoin d’être clairement définis pour que cette dimension positive et nécessaire aux managers du 21ème siècle ne soit pas seulement une façon de valoriser à moindre frais les actions habituelles, mais un vrai changement de la culture du lien au travail.

Pour que la QVT ne soit plus seulement marquée au fer de l’ergonomie et de l’économie il faut qu’elle devienne aussi, à sa façon, écologique.

Elle consiste, plutôt de façon « extra ordinaire », à considérer le « travail comme Désir », pour respecter l’énergie particulière mobilisée par les êtres humains dans ce domaine.

Si le travail c’est du Désir, et qu’il n’y a pas de désir sans angoisse, alors gérer cette dernière est le seul secret d’une qualité réelle de la relation avec ce travail où nous passons une bonne partie de notre vie.

J’entends les allergies à la pensée se déclarer sur le mode : « Oui, mais pratiquement, ça veut dire quoi ? » Je propose ici un petit rappel :

  • La première dimension consiste à évaluer le niveau de risques psycho-sociaux.
  • La seconde dimension consiste à évaluer les fondamentaux de l’ambiance de travail.

Les axiomes :

  • Les Risques Psycho-sociaux ou une mauvaise ambiance de travail, sont créés à la base par des atteintes visibles ou invisibles de l’identité professionnelle.
  • L’identité professionnelle c’est l’ensemble des représentations qui constituent mon lien au travail et que je peux, ou pas, concrétiser dans mon emploi actuel.
  • L’identité professionnelle est très sensible à ce qui peut créer de l’incertitude au travail, elle est très sensible aussi à tout ce qui peut tempérer cette incertitude.

Ainsi la qualité de vie au travail est-elle directement corrélée à la façon dont l’ambiance de travail (collective) et l’identité professionnelle (individuelle) sont impactées par l’incertitude vécue.

La qualité de vie au travail consistera alors en l’effort pour créer et maintenir un management non anxiogène, référé à la considération « anthropologique » (humaine) du travail.

Pour construire la QVT dans une entreprise, il s’agit bien de faire un sérieux travail de fond sur les constituants éventuellement anxiogènes de la culture du travail et non d’empiler d’une autre façon, les vieux outils de la communication interne.

La QVT sera définie alors par le maintien au niveau favorable de la balance entre les carences et les appuis apparus dans les domaines qui gèrent l’incertitude du lien au travail : management de proximité, discours, autorité, projet d’équipe, relations, liens à l’entreprise, intérêt du travail.

C’est une dimension nécessaire mais aussi exigeante et finalement très technique. L’amateurisme n’y aura pas de place.


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Au delà de l’hydrodynamique : le travail et la mort.

Selon un article de Stéphany Gardier du 22/08/2013 dans le figaro dont je cite le début :

Crédit dessin - Barbarag - http://bouuille.blogspot.com

Crédit dessin – Barbarag – http://bouuille.blogspot.com

« Un étudiant allemand a été retrouvé mort à son domicile. Stagiaire dans une des grandes banques de la City, il aurait enchaîné des journées de travail de plus de 16 heures les trois jours avant son décès. Sans attendre les résultats de l’autopsie, certains ont d’ores et déjà pointé l’épuisement comme cause possible de la mort.

Moritz Erhardt avait 21 ans. Cet étudiant stagiaire à la Bank of America Merrill Lynch de Londres a été retrouvé mort dans sa douche par un de ses colocataires, a-t-on appris par les médias britanniques. Une mort, pour certains, due au surmenage. Selon des témoignages, Moritz, qui devait terminer son stage dans une semaine, aurait en effet travaillé jusqu’à 6 heures du matin les trois jours précédant son décès.

Karoshi. C’est le terme qui désigne au Japon la mort par épuisement au travail. Il est apparu dans les années 1970 au pays du Soleil-Levant alors que de plus en plus de morts subites étaient observées chez des travailleurs surmenés. Le premier cas concernait un jeune homme de 29 ans travaillant pour un grand groupe de presse japonais. Depuis, de erre études ont montré comment la surcharge de travail et surtout la privation de sommeil qui en découle peuvent être délétères. »

Évidemment on peut lire cet horrible fait divers comme simple conséquence de la pression et de la contrainte qui s’exerce par l’entreprise sur une personne. On ignore si dans ce cas l’ambition a été facteur aggravant de cette pression, mais dans l’ensemble, c’est bien là, une dimension strictement « réelle » de cet accident particulier.

Cependant une telle lecture n’est que partielle. Ne percevoir que cet aspect relève de la psychologie du lavabo : quand c’est trop, ça déborde, le corps a des limites…

Alors je reprends l’antienne de ce blog : le travail c’est aussi du désir, qui implique une dynamique pulsionnelle assez différente de l’hydrodynamique ordinaire de la salle de bain. En effet, selon notre vision le désir prend les voies obligées de la pulsion, orientée par les signifiants primordiaux, portant la marque et les cicatrices d’une histoire, s’inscrivant dans les circonstances du social économique.

Le diable est dans les détails.

Pour la compréhension de toute situation psycho sociale de ce type il convient donc de se consacrer à l’analyse des détails autour des trois chapitres qui organisent la dimension du désir de travail :

– La relation inconsciente au travail,

– La nature des relations de travail,

– La relation avec l’organisation de l’entreprise.

Le résultat en est l’état particulier de l’identité professionnelle de Moritz Erhardt au moment où il prend sa douche.

Alors, malgré l’autopsie, sans jamais  chercher à qui la faute, il faudrait savoir de Moritz comment sa famille considérait le travail, puis ses idéaux et la part de masochisme mise dans ses études, et les circonstances de l’histoire de son stage, de son travail et des nuits blanches, et toutes les dimensions utiles à saisir comment cela à pu arriver. Ce genre d’enquête en apprendrait beaucoup sur la vraie nature du lien entre un homme et son travail. Et la mort de Moritz  serait moins inutile.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus je joins à la fin de cet article une nouvelle policière « Magret et l’ergomane » que j’avais écrite pour compléter le livre « psychanalyse du lien au travail« .

Peut être cette nouvelle, assez ironique, donnera t’elle envie d’en connaître plus sur ce qui peut mener à l’extrême un homme qui travaille.

Magret et l’ergomane (cliquer pour consulter)

Le travail et  » les bons sentiments »

Le bonheur au travail ?

Le travail n’apportera pas le bonheur, car c’est l’amour qui est chargé de cette nécessaire illusion humaine. Au mieux, parfois, le travail apportera « l’épanouissement ».

Par contre, dirigeants et employés devront réellement exiger cela : que le travail n’apporte pas du malheur, et qu’il n’abîme jamais ni le corps, ni l’amour, ni… le travail lui même.

Quant au « bien-être au travail » que tout le monde appelle de ses vœux aujourd’hui, il faudra bien que cabinets, syndicats et politiques cessent d’en parler comme d’une norme d’organisme certificateur. Car « être bien » au travail, ne relèvera fondamentalement que de la décision du Sujet lui même et de personne d’autre.

Sois heureux et travaille.

Je ne veux pas que mon n+1 cherche à obtenir mon sourire pour accroître ma productivité. Mais je voudrais pouvoir exiger de sa part les moyens de travailler proprement. Je voudrais que, par exemple, il s’arrange pour obtenir ma confiance et mon engagement productif par la clarté de sa position et que, de grâce, il me laisse en paix pour la question du bonheur, parce que ça, c’est mon existence.

« Sois heureux, et travaille » est en effet une injonction paradoxale en totale équivalence avec « travaille et tais toi ».

Le travail et les bons sentiments ?

J’aimerais voir cesser le fatras inutile des bons sentiments autour des RPS (risques psycho sociaux) dont l’hystérisation forcenée après la crise de FT qui les a mis au devant de la scène, fait l’affaire de médias, d’experts et de cabinets qui ne veulent pas les voir changer (afin de continuer à faire suer le burnous), de politiques qui osent plus y changer quoique ce soit (afin de ne pas effrayer l’opinion), de syndicats qui n’y souhaitent pas voir changer un rapport de force favorable (afin de perpétuer la tradition du combat social).

J’aimerais, je le confesse, que puisse être dépassée cette façon de penser : Non, le secret du travail n’est pas dans l’emploi, Non, le secret de  la souffrance au travail n’est pas essentiellement  dans l’allègement des contraintes.

Revenir à l’essentiel, surtout s’il est ignoré

Pourtant, c’est certain dans notre existence, la question du lien au travail est essentielle, et sa fragilité incontestable. Mais pourquoi serait il si difficile d’admettre que ce lien est marqué originellement par le Désir et l’angoisse, naturellement associés. Pourquoi faudrait il convoquer « l’ouvriérisme post moderne », ou l’approche « ergonomique », qui traitent de questions nécessaires mais toujours à côté de  celle, essentielle pourtant, du « Désir de travail ».

Pour en finir avec les risques psycho sociaux il faudrait se battre tous les jours et ensemble pour la préservation ou la restauration de l’identité professionnelle. Car on peut de façon modeste mais opérationnelle redonner au travail sa place « désirante », et voir s’estomper tout ce « fatras psycho social ».

L’ abus du terme de Harcèlement

On doit se réjouir de ce que le concept et le terme de harcèlement moral mis en lumière par Marie-France Hirigoyen (« Le harcèlement moral » et  » Le harcèlement moral au travail » Marabout éditions) aient pu venir recouvrir des faits avérés pour permettre des actions réelles de sauvegarde des personnes.

Mais le passage relativement rapide de cette notion dans la loi, a autorisé un abus manifeste du terme… Ainsi 3 dossiers de plainte pour harcèlement sur 4 sont rejetés.

La raison de ce phénomène est assez simple dans notre perspective :  cet abus du terme existe parce qu’aucun autre terme n’est disponible pour désigner d’autres formes d’atteintes du « Désir de travail », tout aussi réelles mais moins graves que le harcèlement moral. Un peu comme si on se mettait à appeler toutes les affections physiques, petites et grandes : « cancer ».

La méconnaissance du lien au travail comme vivant et proche des mécanismes du désir permet de comprendre cette situation. Car il existe beaucoup d’autres cas d’atteintes du désir de travail ayant également un impact sur l’identité professionnelle, mais qui ne peuvent être désignées comme harcèlement.

Cliquer pour plus d’informations

J’ai décrit dans le livre « Psychanalyse du lien au travail – le désir de travail » un certain nombre de ces atteintes. Par exemple les cas de « torsions précoces du désir  » qui relèvent directement du sujet lui même, ou d’attaques par  » privation », par « confiscation », par « substitution » de l’objet travail, visant potentiellement chacune des composantes, idéales, masochistes et réalisatrices du Désir de travail, ou encore les effets de la relation avec une personnalité difficile ou dangereuse, pas forcément perverse. On arrive alors à une douzaine de cas d’atteintes du désir de travail qui ne deviennent harcèlement que si plusieurs sont présents ensemble.

Pour tous ces cas, absents des esprits, mais présents dans le vécu, il ne reste disponible que la dénomination, abusive alors, de harcèlement.

A condition d’une analyse un peu plus fine que celles qui sont systématiquement proposées dans de grossiers « diagnostics » et les questionnaires dits « psycho sociaux », on peut construire des solutions de préservation de l’identité professionnelle. Ces solutions, au long cours, permettent de viser plus juste que la judiciarisation systématique, pour préserver et restaurer l’identité professionnelle.

Ce travail de diagnostic précis et ciblé, ainsi que les solutions managériales qui en découlent sont l’essentiel du travail au sein du cabinet Montgolfière Management.

Identité professionnelle, bonnets rouges et Gwen-a-du.

Les spectaculaires images des bretons protestant à Quimper, m’ont touché par la dimension « bonnet rouge et drapeau breton ».

Ce n’est pas seulement l’habileté de la communication des organisateurs qui m’impressionne mais surtout le fait que l’idée ait si bien fonctionné. On peut ajouter à ces images symboles la sombre satisfaction éprouvée et partagée, à voir tomber dans les flammes les espèces particulières de fourches « caudines » représentées par les portiques à taxer, vite taxés à leur tour de « parisiens ».

Pourtant quelque chose qui aurait pu n’être considéré que comme regrettables exactions, reviviscence d’historiques révoltes populaires, ou vandalisme plus ou moins manipulé, est apparu étonnamment juste, sinon justifié.

L’apparition du terme – péjoratif, ici – de « parisien » donne une indication : la revendication a pris un chemin identitaire, l’identité régionale en l’occurrence.

Et alors ? diront certains.

C’est pourtant bien là que gît le plus grand étonnement. Comment passe t-on naturellement d’une protestation économique, sous tendue par la crainte du chômage, à un mouvement si fortement connoté de valeurs régionales et à ce point partagé par toutes les catégories sociales et politiques bretonnes.

Les raisons historiques et socio économiques sont certes importantes mais il me semble essentiel de ne pas oublier une autre raison qui concerne davantage la dimension du désir de travail, telle que ce dernier se manifeste au travers de l’identité professionnelle.

Mon métier m’amène souvent à partager avec les managers, (et les politiques pourraient en profiter) qu’il faut à tout prix préserver et restaurer  l’identité professionnelle. J’ajoute que cette dernière peut être gravement atteinte par un discours de gestion connoté de « l’indifférence du semblant ». Cette expression particulière à la discipline de la psychanalyse du travail signifie simplement qu’une décision générale ( objectivement justifiée, comme toujours) doit impérativement s’accompagner d’un ajustement particulier.

Si l’identité régionale Bretonne surgit si brutalement et fortement contre des portiques caudins c’est probablement pour compenser la brutale angoisse de disparition de l’identité professionnelle apparue ces dernières semaines avec la crise de l’agro alimentaire. Aucun discours d’attention particulière n’est venu compenser cette anxiété, et l’opportunité des  « portiques symboles » permet ou oblige au recours retrouvé  à l’identité de secours, régionale. Par chance, elle reste, à cause de sa force, aux Bretons comme une possibilité de remplacement rassurante et consolante.

Mais fondamentalement en termes d’identité, sachons bien que le travail est plus important que la région, et rien, en tout cas aucun système, n’est à l’abri d’un brutal mouvement de sauvegarde. La preuve.

Personnalités dangereuses au travail

Une question de sauvegarde psychique des managers.

J’ai parfois été surpris par le succès régulier de mes interventions en formation (ou en situation) sur la gestion des personnalités difficiles et dangereuses au travail.

En effet, de nombreuses publications et interventions portent déjà globalement sur ce thème. Si j’avais souhaité croire un instant que la raison de cette situation tenait dans mes capacités exceptionnelles de conférencier, j’aurais dû déchanter.

Car la raison tient seulement dans le fait d’exposer le terme de personnalité « dangereuse« , qui dévoile une situation réelle mais ignorée : l’existence de structures de psychose  » socialisée« .

La caractéristique « socialisée » indique que les difficultés habituelles à une structure mentale maladive, à savoir l’impossibilité de Co construire la réalité avec les autres, et l’objectivation irrépressible des personnes, ne sont pas visibles immédiatement chez les paranoïaques et les pervers moraux.

Car c’est bien d’eux qu’il s’agit.

Les 15 années passées dans le domaine de la pathologie psychique (sociothérapie des psychoses, expertises devant la cour d’assises) m’ont familiarisé avec ces personnalités particulières.

Mais en passant les 15 années suivantes dans le domaine du conseil aux entreprises (management du l’identité professionnelle et de l’engagement au travail), j’ai découvert que la question se posait dans l’entreprise de façon assez fréquente, au point de repérer que 75% de ce qui se constituait comme plaintes psychosociales comprenait une composante importante de « relation avec une personnalité difficile ».

C’est à cet endroit qu’il faut comprendre qu’il pourrait s’agir d’un problème de « santé publique managériale » i.e. de sauvegarde psychique des managers et des équipes.

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L’apprentissage, avec les précautions éthiques qui s’imposent,  de la gestion correcte de ces comportements devrait être partie intégrante de la boîte à outils de tous les managers.

Réf : Roland Guinchard

 » Personnalités difficiles et dangereuses au travail »

« Identifier les comportements et gérer les troubles » Masson 2013

cf. site : http://www.personnalites-difficiles-ou-dangereuses-au-travail.com/