La psychologie du lavabo

lavabo-22893A de nombreuses occasions, y compris dans les plus « scientifiques », en apparence, j’ai pu noter la prégnance d’un prêt-à-penser la psychologie individuelle ou collective dans l’entreprise, et qui se nommerait :

« La théorie du lavabo »

C’est un cas particulier de l’hydrodynamique qui se définit ainsi :

« Toute quantité d’énergie psychique déversée dans un contenant social, tend à s’accumuler pour créer un phénomène débordant et douloureux de type Déga-dézo ».

  • Le type DEGA-DEZO collectif est spectaculaire, abréactif, colérique, grande gueule et conflictuel (typiquement la grève ou la révolte)
  • Le type DEGA-DEZO individuel est angoissé, plaintif, discret, avant de surgir sous forme de défaillance (typiquement le suicide ou le burn-out).

Autrement dit : trop c’est trop et quand c’est trop ça déborde.

Du coup la solution est simple : on sort les pompes, les serpillières, les éponges (médecins du travail, coachs, consultants), les produits qui débouchent (médicaments), les raclettes (ruptures conventionnelles), les seaux (plan sociaux pour désengorger l’orifice du trop plein malencontreusement très obstrué ces temps ci), avant de passer les lingettes (stages de relaxation) et le « spray » final (Feng shui des locaux administratifs).

Je ne connais pas les avantages secondaires de cette façon de penser (peut être à éviter tout débordement de la pensée) mais il est évident que son utilité première est de venir compenser la difficulté récurrente d’imaginer le travail autrement que comme un « conflit de quantité ».

Mais si c’était cela pourquoi des milliers de gens accepteraient ils encore l’inacceptable au travail sans jamais déborder de rage ?

Pourquoi des gens qui gagnent beaucoup trop d’argent au travail ne semblent ils pas prêts à en faire déborder sur les autres ? (Même s’ils se prétendent eux mêmes débordés).

La métaphore du lavabo ne fonctionne donc pas très bien pour la relation entre l’homme et le travail. Malgré les apparences elle est très statique.

Préférons celle plus complexe mais plus juste de la Montgolfière (pour l’identité professionnelle voir article dans ce blog) ou celle, plus champêtre, du désir de travail comme plante à faire pousser nécessitant terre (emploi), eau (salaire), air (sens discours symboles), chaleur (management).

Un ingrédient vient il à manquer que la plante se porte mal, c’est bien pire si deux, trois, ou quatre sont absents.. TROP souvent ce qui manque en ce moment au travail c’est l’AIR et la CHALEUR.

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Au delà de l’hydrodynamique : le travail et la mort.

Selon un article de Stéphany Gardier du 22/08/2013 dans le figaro dont je cite le début :

Crédit dessin - Barbarag - http://bouuille.blogspot.com

Crédit dessin – Barbarag – http://bouuille.blogspot.com

« Un étudiant allemand a été retrouvé mort à son domicile. Stagiaire dans une des grandes banques de la City, il aurait enchaîné des journées de travail de plus de 16 heures les trois jours avant son décès. Sans attendre les résultats de l’autopsie, certains ont d’ores et déjà pointé l’épuisement comme cause possible de la mort.

Moritz Erhardt avait 21 ans. Cet étudiant stagiaire à la Bank of America Merrill Lynch de Londres a été retrouvé mort dans sa douche par un de ses colocataires, a-t-on appris par les médias britanniques. Une mort, pour certains, due au surmenage. Selon des témoignages, Moritz, qui devait terminer son stage dans une semaine, aurait en effet travaillé jusqu’à 6 heures du matin les trois jours précédant son décès.

Karoshi. C’est le terme qui désigne au Japon la mort par épuisement au travail. Il est apparu dans les années 1970 au pays du Soleil-Levant alors que de plus en plus de morts subites étaient observées chez des travailleurs surmenés. Le premier cas concernait un jeune homme de 29 ans travaillant pour un grand groupe de presse japonais. Depuis, de erre études ont montré comment la surcharge de travail et surtout la privation de sommeil qui en découle peuvent être délétères. »

Évidemment on peut lire cet horrible fait divers comme simple conséquence de la pression et de la contrainte qui s’exerce par l’entreprise sur une personne. On ignore si dans ce cas l’ambition a été facteur aggravant de cette pression, mais dans l’ensemble, c’est bien là, une dimension strictement « réelle » de cet accident particulier.

Cependant une telle lecture n’est que partielle. Ne percevoir que cet aspect relève de la psychologie du lavabo : quand c’est trop, ça déborde, le corps a des limites…

Alors je reprends l’antienne de ce blog : le travail c’est aussi du désir, qui implique une dynamique pulsionnelle assez différente de l’hydrodynamique ordinaire de la salle de bain. En effet, selon notre vision le désir prend les voies obligées de la pulsion, orientée par les signifiants primordiaux, portant la marque et les cicatrices d’une histoire, s’inscrivant dans les circonstances du social économique.

Le diable est dans les détails.

Pour la compréhension de toute situation psycho sociale de ce type il convient donc de se consacrer à l’analyse des détails autour des trois chapitres qui organisent la dimension du désir de travail :

– La relation inconsciente au travail,

– La nature des relations de travail,

– La relation avec l’organisation de l’entreprise.

Le résultat en est l’état particulier de l’identité professionnelle de Moritz Erhardt au moment où il prend sa douche.

Alors, malgré l’autopsie, sans jamais  chercher à qui la faute, il faudrait savoir de Moritz comment sa famille considérait le travail, puis ses idéaux et la part de masochisme mise dans ses études, et les circonstances de l’histoire de son stage, de son travail et des nuits blanches, et toutes les dimensions utiles à saisir comment cela à pu arriver. Ce genre d’enquête en apprendrait beaucoup sur la vraie nature du lien entre un homme et son travail. Et la mort de Moritz  serait moins inutile.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus je joins à la fin de cet article une nouvelle policière « Magret et l’ergomane » que j’avais écrite pour compléter le livre « psychanalyse du lien au travail« .

Peut être cette nouvelle, assez ironique, donnera t’elle envie d’en connaître plus sur ce qui peut mener à l’extrême un homme qui travaille.

Magret et l’ergomane (cliquer pour consulter)

Feignantise, perversion et finance.

Perversion morale.

Les circonstances professionnelles m’ont amené à être souvent en contact avec des situations de travail dans lesquelles s’étaient glissées ce genre de personnalités dangereuses que l’ont désigne comme pervers moraux.

Il s’agit de personnes qui, sous les apparences d’un comportement relationnel parfaitement adapté au monde social, présentent une réelle carence du sentiment d’existence. Elles ne peuvent survivre à cette situation (au plan psychique) qu’en gâchant au final et « mine de rien », l’existence des autres.

Les plus connus et les plus ordinaires dans le monde du travail sont les parasites, les saboteurs, les escrocs et les « célèbres » pervers narcissiques. Tous possèdent en commun une caractéristique : le faire semblant compulsif.

Dans le domaine du travail cela s’exprime par un mot : la feignantise, du verbe feindre, c’est à dire la capacité de ces personnes à faire semblant de travailler alors qu’elles ne produisent rien, puis, toujours sous couvert de pseudo activité, détruisent, abîment, gâchent, corrompent.

Il s’agit d’un très grave trouble de la personnalité entraînant chez les autres de graves atteintes du désir de travail. Cela est bien diffèrent de la fainéantise (faire néant, ne rien faire)* qui est plutôt une inhibition réversible du Désir de travail, ou de la paresse qui est la ponctuation normale et régénératrice de toute activité créatrice.

Perversion sociale.

La feignantise, perversion morale, est un des avatars de la Pulsion de Mort, et à ce titre, peut infiltrer de façon aisée le fonctionnement des organisations. Ainsi, même si elles ne sont pas forcément soutenues par des personnes perverses (il n’est cependant pas rare d’en trouver une dans ce coin) certaines activités humaines seront elles inévitablement marqués de perversion par feignantise.

La finance est un lieu où la possibilité de cette perversion est plus facilement apparente.

Le rôle positif nécessaire de la fonction financière est de créer et maintenir un flux de moyens visant à produire du travail qui va produire de la richesse. Rapidement l’idée peut venir de faire travailler l’argent lui même, pour obtenir un flux visant à produire directement de la richesse sans passer par le travail, ce qui est une déviation de l’objectif initial.

Cela pourrait apparaître comme une idée géniale, il n’en est rien. Ce court circuit devient pervers en renforçant la croyance en l’idée du travail comme seule contrainte. Cette feinte aboutit à abuser le Désir de travail en annulant ses représentations, ses objets, puis en détruisant le Désir lui même.

Comment? En affirmant que le travail ne sert à rien, par exemple, et qu’il est possible d’avoir de la richesse sans effort, en abusant du travail des autres, ou en niant la place et la valeur de ce même travail…

Profiter du désir de travail des autres sans rien produire de collectif pour finalement négliger et détruire leur plaisir à travailler ou le sens de leur travail, est bien objectivement un des objectifs pervers.

C’est aussi le résultat de tout une partie du système financier. On connaît les outils de ce jeu de dupes dans lequel les feignants gagnent et tous les autres se désespèrent : paradoxes du management d’actionnariat, court terme des fonds de pension,  « subprimes », création de pseudo carences,  » affaires bancaires », manipulation des marchés dont les effets lointains sont parfaitement perceptibles dans le quotidien de l´entreprise.

Ces effets sont violents : mépris et abus du bien commun, ruines, destructions, sentiment d’iniquité, et, pour les effets  dans le travail,  effet de perte du sens, perte de confiance, crises sociales, recrudescence du suicide, toutes choses que devront gérer ensuite les DRH au plus près des individus. Effets que j’ai pu souvent percevoir chez les victimes de personnalités perverses comme chez ceux qui sont confrontées à la feignantise sociale.

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* Merci à H. Roussennac, psychanalyste, qui avait lors d’une conversation, attiré mon attention sur cet aspect étymologique.

Le travail et  » les bons sentiments »

Le bonheur au travail ?

Le travail n’apportera pas le bonheur, car c’est l’amour qui est chargé de cette nécessaire illusion humaine. Au mieux, parfois, le travail apportera « l’épanouissement ».

Par contre, dirigeants et employés devront réellement exiger cela : que le travail n’apporte pas du malheur, et qu’il n’abîme jamais ni le corps, ni l’amour, ni… le travail lui même.

Quant au « bien-être au travail » que tout le monde appelle de ses vœux aujourd’hui, il faudra bien que cabinets, syndicats et politiques cessent d’en parler comme d’une norme d’organisme certificateur. Car « être bien » au travail, ne relèvera fondamentalement que de la décision du Sujet lui même et de personne d’autre.

Sois heureux et travaille.

Je ne veux pas que mon n+1 cherche à obtenir mon sourire pour accroître ma productivité. Mais je voudrais pouvoir exiger de sa part les moyens de travailler proprement. Je voudrais que, par exemple, il s’arrange pour obtenir ma confiance et mon engagement productif par la clarté de sa position et que, de grâce, il me laisse en paix pour la question du bonheur, parce que ça, c’est mon existence.

« Sois heureux, et travaille » est en effet une injonction paradoxale en totale équivalence avec « travaille et tais toi ».

Le travail et les bons sentiments ?

J’aimerais voir cesser le fatras inutile des bons sentiments autour des RPS (risques psycho sociaux) dont l’hystérisation forcenée après la crise de FT qui les a mis au devant de la scène, fait l’affaire de médias, d’experts et de cabinets qui ne veulent pas les voir changer (afin de continuer à faire suer le burnous), de politiques qui osent plus y changer quoique ce soit (afin de ne pas effrayer l’opinion), de syndicats qui n’y souhaitent pas voir changer un rapport de force favorable (afin de perpétuer la tradition du combat social).

J’aimerais, je le confesse, que puisse être dépassée cette façon de penser : Non, le secret du travail n’est pas dans l’emploi, Non, le secret de  la souffrance au travail n’est pas essentiellement  dans l’allègement des contraintes.

Revenir à l’essentiel, surtout s’il est ignoré

Pourtant, c’est certain dans notre existence, la question du lien au travail est essentielle, et sa fragilité incontestable. Mais pourquoi serait il si difficile d’admettre que ce lien est marqué originellement par le Désir et l’angoisse, naturellement associés. Pourquoi faudrait il convoquer « l’ouvriérisme post moderne », ou l’approche « ergonomique », qui traitent de questions nécessaires mais toujours à côté de  celle, essentielle pourtant, du « Désir de travail ».

Pour en finir avec les risques psycho sociaux il faudrait se battre tous les jours et ensemble pour la préservation ou la restauration de l’identité professionnelle. Car on peut de façon modeste mais opérationnelle redonner au travail sa place « désirante », et voir s’estomper tout ce « fatras psycho social ».

Difficile de croire à la simplicité ?

Difficile de croire à la simplicité ?

Cette semaine était la semaine sociale pour moi. Lundi avec  » Pratiques sociales » sur  » Le travail entre contrainte et invention » et Jeudi avec l’ANAS, Association Nationale des Assistants de service Social ( www.anas.fr) sur le thème de la « prévention de la désinsertion professionnelle ».

Le temps passant mon entourage parvient à me persuader que la simplicité, la synthèse et la concision pour présenter le concept de désir de travail valait mieux que l’exhaustivité parfaite et l’imparable cohérence dans le moindre détail.

Comme je n’avais que 45 minutes à ma disposition, j’ai dû obtempérer. L’organisation parfaite, un animateur (breton de Brest) talentueux (donc) et un public très chaleureux, ont fait que j’ai pu vérifier facilement l’impact positif de l’épuration d’une idée nouvelle.

Mais j’ai pris conscience au moment même où je faisais mon travail d’exposé que le « Désir de travail » lui aussi permettait de simplifier et synthétiser la constante complexité de présentation avec laquelle est servie la litanie « risques psycho sociaux, stress, burn-out, climat social, absentéisme, incertitude économique, conflits » et j’en passe, présentation qui parvient vite à rendre confus puis à accabler inutilement ceux qui se consacrent au problème.

Personne ne semble pouvoir croire facilement que la notion de « Désir de travail » simplifie l’approche, ni que le recours à l’identité professionnelle permet de proposer des solutions opérationnelles accessibles. Et pourtant c’est vrai !

Il y a deux raisons à cette incrédulité (momentanée, espérons le) :

  1. La nécessité d’un « pas de coté » important,  pour voir les choses autrement, en intégrant la dimension de l’inconscient au travail.
  2. Le refus d’intégrer le temps pour comprendre, temps que personne ne veut prendre.

C’est peut être un prix trop élevé ?

Il l’est moins que les centaines de milliers d’euros dépensés à vérifier en vitesse avec des questionnaires sans surprises, que le travail pose des problèmes de communication, de coopération et de reconnaissance.

Étonnant non ?

Le Désir de travail sans malentendus

Le Désir de travail sans malentendus ?

L’association « Pratiques Sociales »  organisait du 18 au 20 Novembre les IXX èmes journées d’études de son réseau, sur le thème : Travail, management, performance, entre contraintes et inventions.

J’y étais invité à prononcer une conférence sur le Désir de travail.

L’accueil et l’ambiance furent très sympathiques et le public, composé de travailleurs sociaux, était à priori favorable au point de vue analytique car l’association créée par SAÜL KARSZ se réfère explicitement (entre autres) à Freud et Lacan, avec une ouverture au débat qui est rare. Voyez plus bas les références de cette association.

L’accueil du concept de désir de travail semble avoir été positif et a suscité beaucoup de questions dont quelques unes étaient liées à des malentendus. Cela me donne l’occasion de reprendre le concept d’une façon toute pédagogique, qui créera d’autres malentendus, mais…

Le Désir de travail est une dimension trans-individuelle portée par chacun.

Désir et non envie.

Le désir de travail n’a rien à voir avec le plaisir, le bien être ou le bonheur au travail, ni même avec l’envie de travailler mais désigne clairement  une énergie qui pousse l’humain  à s’organiser « avec les autres » pour la survie de l’espèce.

L’inconscient pulsionnel.

Personne, aucun humain ne peut échapper au Désir de travail, chacun est concerné par ces deux forces particulières : l’amour et le travail. Ce sont deux dimensions essentielles, universelles et pulsionnelles.

Symbolique, imaginaire, réel du travail.

Le Désir de travail doit trouver dans la réalité du boulot qui l’exprime des symboles désignant sa nature humaine.  Cette dernière se manifeste aussi par de puissants paradoxes désirants (ex : harcèlement ou workaholism) ou des représentations constituant progressivement « l’imaginaire » et la réalité du « boulot », des ressources humaines et du management.

L’objet : le travail c’est « les autres ».

Le désir de travail trouve au final à se représenter dans le regard social  et l’attente des autres par le biais de l’identité professionnelle. Agir sur cette dernière est la seule possibilité ouverte d’une action quelconque  ( gestion, coaching, management…) de l’ordre de la préservation de l’intégrité  du lien au travail des uns ou des autres.

Le sujet DU travail.

Malgré les apparences, le Désir de travail présente des modalités très particulières d’une personne à l’autre. En prenant garde à ne pas confondre lien au travail et lien à l’emploi, il est possible découvrir comment chaque sujet du travail à la fois porte exprime à sa façon cette dimension universelle.

Références de l’association « Pratiques sociales » SAÜL KARSZ Page numérique mensuelle « le pas de côté »

pratiques.sociales@wanadoo.fr Siège 23 rue Pierre legrand 94110 Arcueil Secrétariat 17 bd du Garigliano 6500 Tarbes

Personnalités dangereuses au travail

Une question de sauvegarde psychique des managers.

J’ai parfois été surpris par le succès régulier de mes interventions en formation (ou en situation) sur la gestion des personnalités difficiles et dangereuses au travail.

En effet, de nombreuses publications et interventions portent déjà globalement sur ce thème. Si j’avais souhaité croire un instant que la raison de cette situation tenait dans mes capacités exceptionnelles de conférencier, j’aurais dû déchanter.

Car la raison tient seulement dans le fait d’exposer le terme de personnalité « dangereuse« , qui dévoile une situation réelle mais ignorée : l’existence de structures de psychose  » socialisée« .

La caractéristique « socialisée » indique que les difficultés habituelles à une structure mentale maladive, à savoir l’impossibilité de Co construire la réalité avec les autres, et l’objectivation irrépressible des personnes, ne sont pas visibles immédiatement chez les paranoïaques et les pervers moraux.

Car c’est bien d’eux qu’il s’agit.

Les 15 années passées dans le domaine de la pathologie psychique (sociothérapie des psychoses, expertises devant la cour d’assises) m’ont familiarisé avec ces personnalités particulières.

Mais en passant les 15 années suivantes dans le domaine du conseil aux entreprises (management du l’identité professionnelle et de l’engagement au travail), j’ai découvert que la question se posait dans l’entreprise de façon assez fréquente, au point de repérer que 75% de ce qui se constituait comme plaintes psychosociales comprenait une composante importante de « relation avec une personnalité difficile ».

C’est à cet endroit qu’il faut comprendre qu’il pourrait s’agir d’un problème de « santé publique managériale » i.e. de sauvegarde psychique des managers et des équipes.

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L’apprentissage, avec les précautions éthiques qui s’imposent,  de la gestion correcte de ces comportements devrait être partie intégrante de la boîte à outils de tous les managers.

Réf : Roland Guinchard

 » Personnalités difficiles et dangereuses au travail »

« Identifier les comportements et gérer les troubles » Masson 2013

cf. site : http://www.personnalites-difficiles-ou-dangereuses-au-travail.com/